BIOGRAPHIE OU ROMAN ?

 

LES FAITS :

          De l’automne 1967 au printemps 1968, en six mois à peu près, Henri Charrière va écrire de façon presque compulsive plus de 600 pages sur sa vie.
Sur sa vie telle qu’il l’a vécue au bagne, mais également telle qu’il l’a rêvée dans les cachots de la Réclusion de l’Ile Saint-Joseph, telle qu’il se l’est reconstruite enfin, tant auprès de lui-même que des autres, depuis sa dernière évasion du bagne en 1944.
Mêlant en permanence son propre parcours à celui d’autres forçats, ses aventures à celles de ses anciens compagnons d’infortune, il écrit, sans le savoir, sans le définir, ce qu’on appelle aujourd’hui un « roman autobiographique » ou une « autobiographie romancée. »
Pour lui, c’était simplement « sa vie », et c’est ainsi qu’il présentera son manuscrit à Robert Laffont : « C’est ma vie, faites en ce que vous voulez ! »

Portrait de l’éditeur Robert Laffont.

Portrait de l’éditeur Robert Laffont.

          Si l’éditeur est subjugué par cet ouvrage, il se doute qu’il n’est peut-être pas rigoureusement exact sur le plan historique. Il diligente donc une enquête discrète et légère, essentiellement administrative, avant de le publier. Les résultats semblent confirmer les grandes lignes du manuscrit qu’il a entre les mains. Il prend par conséquent l’initiative de l’éditer sous l’appellation « Récit » et non sous celle de « Roman », définitions éditoriales totalement étrangères à H. Charrière. L’éditeur lance ainsi sa nouvelle collection « Vécu ».
Toutes les polémiques viendront de là !

          Elles démarrent dès 1970 par l’enquête en Guyane et au Venezuela de Gérard de Villiers. Il la restitue dans son livre « Papillon Epinglé ». C’est un travail uniquement à charge démontrant que le livre d’H. Charrière est romancé. L’enquête est pourtant sérieuse et instructive. Mais l’auteur l’écrit dans le feu de l’actualité concernant Papillon, et, bien qu’il s’en défende, dans un esprit polémique. Le résultat est donc mitigé : utile sur le plan du parcours, du tri effectué entre réalité et romance. Très incomplet sur le plan de la compréhension du personnage. L’intérêt de ce livre réside malgré tout dans la découverte de l’itinéraire réel de Papillon au bagne.

 

          Ce livre, accompagné d’un autre relatif à la condamnation d’H.Charrière en 1931 et qui tente de démontrer sans succès sa culpabilité : « Les quatre vérités de Papillon » de Georges Ménager, est le départ d’une entreprise de dénigrement contre H. Charrière, qui ne cessera jamais…. même après sa mort…. et aujourd’hui encore.
Ce mouvement permet à tous les jaloux et les aigris, notamment quelques écrivains non reconnus et journalistes de faits divers, d’épancher leur fiel contre ce Papillon trop flamboyant.

          Certains anciens forçats y participent également, malades de jalousie face au succès de l’un des leurs. Comment supporter, quand on est resté en Guyane, dans la détresse et la misère de l’après- bagne, que cet ancien compagnon de « galère » se soit affranchi à ce point de son passé ? Comment accepter qu’il devienne aujourd’hui célèbre par un livre, dont ils savent bien, eux, qu’il est largement romancé ? Comment imaginer qu’il accède, par son manuscrit, à la gloire et la richesse, alors que certains d’entre eux ne sont jamais arrivés à être publiés ?
Ces hommes amers vont recevoir l’oreille attentive de nombreux journalistes de la presse générale ou historique, qui auront le sentiment, par ces témoignages, de rétablir enfin la vérité sur le livre PAPILLON.
Mais par naïveté ou parti pris, ils ne se rendent pas toujours compte du poids de la jalousie et de la rancœur dans ces confessions qui mériteraient pourtant, elles aussi, un peu de distance…
C’est notamment le cas dans « Les débats de l’Histoire », avec Raymond Vaudé, qui a pourtant reçu Henri à bras ouverts lors de son passage à Kourou, de Jean Félix, Roger Dufay et Armand Spilers.
C’est aussi celui de Charles Hut, qui crie au scandale et qui revendique être l’auteur des aventures de Papillon. Il en est de même plus tard pour Charles Brunier, qui arrive presque à se faire considérer par certains journalistes comme le vrai Papillon !
René Belbenoit sera également considéré par d’autres comme celui qui aura le plus inspiré H. Charrière.
Et je ne cite ici que ceux qui ont reçu l’oreille attentive des médias… car les anciens bagnards qui ont revendiqué la paternité des exploits de Papillon se sont comptés par dizaine….

          A partir du moment où l’on sait qu’H. Charrière s’est bien inspiré de faits vécus par d’autres bagnards, il est en effet possible que certains de ceux qui ont revendiqué la paternité de ses aventures l’aient inspiré en partie…mais en partie seulement…car aucun de ses anciens forçats n’est Papillon bien sûr, puisque celui-ci n’est que le prolongement, la doublure héroïque d’H. Charrière !

           Si je comprends l’amertume, voire la rancœur de ces hommes jaloux du succès de l’un des leurs, la tournure qu’a pris cette contestation est devenue ridicule au fil du temps.
Dès le départ, Robert Laffont aura les mots appropriés :

« Depuis qu’il est célèbre, Charrière est harcelé par une série de gens qui tentent de gagner un peu d’argent sur son dos de toutes les manières possibles. Quand j’ai décidé la publication de son livre, je ne suis pas parti au hasard : j’ai pris mes renseignements sur l’homme et sur sa vie. Hut déclare qu’en trente ans de bagne, il n’a pas connu Charrière. C’est possible.
Pour moi, ils racontent tous deux des histoires de bagne, cela prouve qu’ils y sont allés l’un comme l’autre, et c’est tout. Mais d’un côté, il y a un ouvrage de talent, de l’autre il n’y a rien. »

 

H. Charrière au milieu d’anciens bagnards retrouvés en Guyane en 1969.

H. Charrière au milieu d’anciens bagnards retrouvés en Guyane en 1969.

 

          Ces anciens bagnards sont pour une fois rejoints par quelques surveillants, leurs épouses ou leurs fils, trop heureux de rendre des coups à celui qui a eu l’affront de dénoncer ce qu’était le bagne ou leur métier. Offensés dans leur amour propre, ils ne cessent d’essayer de réduire Papillon à un forçat des plus ordinaires et à minimiser les conditions de détention et de vie des camps de Guyane.

          La critique devient systématique, la calomnie permanente. C’en devient un jeu pour les médias… au point qu’ils ne voient plus dans le livre PAPILLON que les histoires vécues par d’autres que l’auteur s’est approprié, en occultant totalement le parcours bien réel d’H. Charrière au bagne. Pour reprendre une expression connue, ils « jettent le bébé avec l’eau du bain ! »
Car ils oublient ce qui fait la trame de l’ouvrage : 15 ans de détention, dont 11 de bagne en Guyane, deux ans à la réclusion de l’Ile Saint-Joseph, un an à « l’asile des fous » deux évasions dont la dernière réussie.

          Quoi qu’il en soit, Robert Laffont assumera toujours sa définition de récit.
Y compris après l’enquête diligentée en décembre 1969 auprès de M. Roger-Jean Ségalat.
En effet, au plus fort de la polémique, il tient à développer ses premières investigations effectuées avant la sortie du livre. Il demande donc à son documentaliste de se rendre sur les lieux contestés des aventures de Papillon, soit en Guyane, au Surinam, à Trinidad, au Venezuela et en Colombie. L’enquête, très sérieuse et qui va durer trois mois, confirmera bien la romance assez large de l’ouvrage. L’éditeur continuera pourtant de penser qu’on ne peut pas définir PAPILLON comme un roman. L’enquête de Roger-Jean Ségalat, intitulée « Sur les traces de Papillon » ne sera jamais publiée.

 

H. Charrière et Jean-Pierre Castelnau, directeur littéraire des Editions Pauvert.

H. Charrière et Jean-Pierre Castelnau, directeur littéraire des Editions Pauvert.

H. Charrière, Jean-Pierre Castelnau, directeur littéraire des Editions Pauvert et Roger-Jean Ségalat, documentaliste.

H. Charrière, Jean-Pierre Castelnau, directeur littéraire des Editions Pauvert et Roger-Jean Ségalat, documentaliste.

 

          Pour conclure, chacun reconnait aujourd’hui que le seul terme juste qui convient pour le livre PAPILLON est : « autobiographie romancée » ou « roman autobiographique ».
Termes qui n’existaient pas en 1969…. et qui sont à l’origine de tant de polémiques !
H. Charrière et Robert Laffont, co-responsables de cette présentation à des niveaux différents, resteront toujours solidaires l’un de l’autre.

          Robert Laffont a toujours été convaincu que le succès hors-norme du livre PAPILLON est à l’origine de toutes ces contestations, qu’il a engendré trop de jalousies.
Il en reparlera souvent, notamment en 1999 auprès de François Rivière, journaliste de Libération :

« … A l’opposé, Papillon a été, en 1969, un succès colossal…
Ce fut une très belle aventure, couronnée par un succès phénoménal…
C’est Jean- François Revel qui me l’a apporté. A l’origine, Henri Charrière avait confié son manuscrit à Jacques Castelnau, qui l’a transmis à Jean- Jacques Pauvert, lequel, à cette époque, était en difficulté. Contrairement à ce qu’on a raconté très souvent, Castelnau n’a rien écrit. En vérité, Charrière s’est attribué des aventures qu’il n’avait lui- même pas connues.
Son talent d’écrivain a été de résumer les exploits vécus par d’autres bagnards de Cayenne.
Il voulait intituler son livre « roman », mais je l’en ai dissuadé, préférant l’appellation de
« récit ». Le succès planétaire de Papillon a été à l’origine de la collection « Vécu ».

          Il livre encore son ressentiment en 2005 dans son livre : ‘Une si longue quête » publié aux éditions Anne Carrière :

« Je ne me suis toujours pas habitué au mouvement de flux et de reflux qui caractérise l’attitude des médias lorsqu’un éditeur a la chance de connaître un immense succès
comme celui de Papillon, d’Henri Charrière, en 1969, dont j’avais racheté les droits
à Jean-Jacques Pauvert, alors en difficulté.
La presse a commencé par promouvoir ce livre avec enthousiasme. Chaque journal, se voulant le découvreur d’un phénomène, en a dit le plus grand bien, jusqu’à ce que le chiffre des ventes se mette à dépasser les plus forts tirages des commentateurs eux- mêmes. Le démarrage a été foudroyant, l’imprimeur ne pouvait plus suivre. A la fin de l’année, nous dépassions largement le million d’exemplaires.
Les traductions dans toutes les langues, plus le film dans lequel Steve Mc Queen a endossé le rôle du héros, tout cela a semé une sorte de folie dans la maison.
Charrière, personnage haut en couleur, boute en train, menait son succès tambour battant comme s’il n’avait connu que ça dans la vie. Il ajoutait une dimension rocambolesque à la démesure de sa renommée.
Il donnait du panache à tout ce qu’il faisait et m’amusait beaucoup….

….Ma collection « Vécu », dans laquelle nous avons regroupé expériences et témoignages personnels, est née de Papillon, cette aventure éditoriale sans précédent.
Mais quelle a été alors l’attitude de la presse qui avait salué si magnifiquement la sortie du livre ? Volte- face spectaculaire : elle a éreinté l’auteur et son éditeur sitôt que le succès phénoménal a excité les jalousies. François Mauriac, qui avait écrit un article dithyrambique dans le Figaro à la parution du livre, a publié quelques mois plus tard dans le même journal un papier exprimant son repentir sur son appréciation première. On a subitement dit du mal sur le style du livre et l’on a fait passer son éditeur pour un profiteur. Plus de trente- cinq ans après, un seul mot me monte aux lèvres pour qualifier ce comportement : MONS-TRU-EUX !
Je n’arrive toujours pas à comprendre que la jalousie l’emporte sur le jugement sain.
J’attends que quelqu’un de crédible dise la réalité du métier. »

 

Conférence de presse au Lutécia à Paris. De gauche à droite : Jean-Pierre Castelnau, H. Charrière, Robert Laffont.

Conférence de presse au Lutécia à Paris.
De gauche à droite : Jean-Pierre Castelnau, H. Charrière, Robert Laffont.

 

          Quelques- uns cependant avaient bien compris H. Charrière.
Entre autres, un journaliste du Nouvel- Observateur : Jacques- Laurent Bost.
C’est lui qui l’avait interviewé le premier dans l’appartement de Jean- Pierre Castelnau.
Il écrivit l’article suivant à l’occasion de son décès :

« MORT DE QUELQU’UN

Un best- seller, c’est froidement fabriqué, pour gagner des sous, par des professionnels qui savent ou croient savoir ce qui se vend. « Papillon », best- seller des best-sellers, c’était autre chose. Bien sûr, Charrière n’était pas un saint, et s’il a écrit son livre, c’était pour que ça lui rapporte. Mais sur quoi comptait-il, ce modeste malin, patron de boîte à Caracas ?
Sur quelques malheureuses briques qui l’auraient bien arrangé, pas sur cette avalanche qu’attendent ( Souvent en vain, Dieu merci ) les autres, qui lui est tombée sur la tête, sans la lui faire enfler, parce qu’il l’avait solide. C’est qu’il en avait vu, cet homme !
Moins qu’il n’en racontait ? Ben oui, sans doute. Dans « Papillon », il lui arrivait de dire « je » quand il aurait dû dire « il » ; il lui arrivait d’arranger pour « faire bien » ; il lui arrivait même, j’en suis sûr, d’inventer ou encore de donner des légendes pour authentiques.
Et après ? Je vous le demande, qui en écrivant n’en fait pas autant ? Les romanciers, passons, c’est leur droit. Mais les mémorialistes, ils n’arrangent pas peut- être ? Et les reporters ?
Les reporters dont le métier est de « dire les faits », ils ne donnent jamais le coup de pouce qui fera encore plus « vécu » ? Tous le font, tous les bons, et il serait imbécile de dire qu’ils mentent : manier les mots, c’est terriblement difficile, alors ils les triturent comme ils peuvent pour leur faire dire la vérité- et ils la disent.
Charrière- Papillon, cent fois traité de menteur par bien plus menteurs que lui, disait à sa façon la vérité sur le bagne et sur les bagnards évadés. Cette vérité était horrible ; il la racontait avec un prodigieux talent de conteur et, sinon avec gaieté, du moins avec
( Dieu que c’est bête, non ?) un formidable amour de la vie. C’est ça qui lui a valu tant d’amis anonymes et tant d’ennemis, enivrés de colère par son succès, dont on a déjà oublié le nom.
Coqueluche de Paris et d’autres capitales pendant plus d’un an, Henri Charrière Papillon aurait pu en devenir fou : Il s’est contenté de s’en amuser ( Comme n’importe qui l’aurait fait ). L’argent qui lui est tombé dessus, il en a profité ( et en a fait profiter les autres) sans fracas, et il est mort modestement. Miches Grisolia a assisté à son enterrement. »

          Et pourtant…. Malgré quelques esprits lucides, la presse continue régulièrement de publier des articles inconséquents et bâclés donnant une image fausse du personnage.

          De tous les papiers parus ces dernières années, le « bonnet d’âne » revient à l’hebdomadaire Le Point, par un article paru le 22 novembre 2013 écrit par M. Ian Hamel.
Le titre à lui seul est déjà très évocateur :
« Henri Charrière, dit Papillon, un sacré menteur »
L’essentiel de l’article revient sur l’enquête de Roger-Jean Ségalat en Colombie.
Il nous dit que les cellules décrites par Papillon dans ce pays ne sont pas celles vu par l’émissaire de Robert Laffont, et que la description des indiens avec lesquels il aurait vécu ne correspond pas aux Guajiros de la Guajira comme il le prétend, mais à ceux des Motilones, indiens des montagnes séparant le Venezuela de la Colombie, que Papillon n’a connu qu’à partir de 1947.

          On reste pantois devant un article pareil, aussi mauvais sur le fond que sur la forme :
Sur le fond, continuer de réduire H. Charrière à un menteur relève aujourd’hui de l’incompétence notoire, entretient une polémique à la fois stérile et dépassée.
Sur la forme, présenter comme un « scoop » ce que chacun connait depuis plus de 40 ans est tout à fait ridicule. C’est d’ailleurs l’avis unanime des lecteurs du journal, qui ne sont pourtant pas des spécialistes du sujet.

 

COMMENTAIRES :

          Chacun sait aujourd’hui, et depuis longtemps pour qui s’intéresse au sujet, qu’H. Charrière a écrit une autobiographie romancée. Les appellations « Récit » et « Vécu » donnés à l’ouvrage par Robert Laffont a provoqué dès 1969 une polémique importante, et apparemment interminable…. sur les aventures réelles ou supposées vécues par l’auteur.
H. Charrière affirmera toujours avoir vécu l’intégralité des histoires racontées dans son livre.
Une seule fois, à l’occasion de la conférence de presse du Lutécia, il admettra que son livre détient 75 % de vrai et 25 % de faux, sans autres précisions.
Robert Laffont assumera toute sa vie sa définition de l’ouvrage qu’il n’a jamais considéré comme un roman, mais comme un récit.
L’auteur et l’éditeur seront toujours solidaires l’un de l’autre.

          Compte-tenu de la présentation en effet discutable de l’ouvrage, et des aventures extraordinaires qui y sont relatées, je comprends tout à fait que certains se soient à l’époque intéressés à l’affaire et qu’ils aient fait part de leurs conclusions. Sans doute fallait-il que les évènements soient vérifiés, que les choses soient dites.
Simplement, le contexte de l’époque, la personnalité d’H. Charrière, le succès du livre n’ont pas permis aux critiques d’être objectives et mesurées. Elles se sont au contraire orientées sur une polémique quasiment hystérique, donnant une image très partiale et assez fausse du personnage.

          Aujourd’hui encore, c’est malheureusement cette image qui reste souvent celle des médias. Par ignorance peut-être, par paresse sans doute. Il est en effet plus facile de reprendre sans fin les arguments des articles précédents…. très largement inspirés du livre de Gérard de Villiers, plutôt que de se renseigner et d’intégrer les dernières recherches en la matière publiées dans PAPILLON LIBERE.

          Pourtant, je l’affirme, H. Charrière était bien un héros !
Certes, pas celui dépeint dans PAPILLON, pas celui aux multiples exploits, aux aventures extraordinaires, pas celui qu’il aurait tant voulu être et qu’il a tenté de faire croire à tous.
Non, celui d’un conteur exceptionnel, d’un romancier talentueux qui aura su livrer de façon très personnelle, romanesque et populaire, l’enfer des bagnes de Guyane.
Bien plus que tous les livres d’histoire, bien davantage que tous les articles écrits contre lui pour rétablir « la vérité », c’est grâce à son talent que cette page tragique de notre histoire est aujourd’hui aussi connue.

          Il me semble qu’il est temps pour tous ceux qui parlent d’H. Charrière de faire enfin la différence entre mensonges, mythomanie et romance… de reconnaitre au personnage sa dimension littéraire exceptionnelle, sa stature romanesque internationale.
Il serait temps également qu’ils révisent leur logiciel dépassé des années soixante-dix, et qu’ils intègrent les nouveaux éléments de compréhension présentés dans PAPILLON LIBERE.
Ce site n’a pas d’autres vocations que d’y contribuer.